Historique


Visite guidée

L’accès aux chambres est privatif, par une véranda d’époque construite sur un sol carrelé du 17ème siècle.

La véranda, orientée vers l’ouest, offre non seulement le spectacle de ravissants couchers de soleil, mais est aussi un lieu de vie : nos invités ont à leur disposition, dans l’esprit des « minshukus » japonais (chambres d’hôtes), une bouilloire électrique avec thé et café à volonté, une fontaine d’eau fraîche, un coin fumeur et même une machine à cirer les chaussures !

Dans la montée d’escaler conduisant aux chambres, on remarquera une lithographie dédicacée du peintre japonais Yasse Tabuchi. Féérie des couleurs, métaphores et mystère entourent cet « arbre de la liberté »

Un peu d'histoire...

Le Château en 1907Le village de Machemont a connu ses heures de gloire quand Charles Bernard, alors régisseur général du Théâtre des Variétés à Paris, rachète en 1906 le Moulin l’Huillier (aussi dénommé l’hoeillet car on y pressait l’oeillette, sorte de pavot, pour en obtenir une huile rendant les toiles imputrescibles) pour y créer une vaste villégiature : la Villa des Roulottes.

Il y accueillera un grand nombre d’artistes, de poêtes, d’écrivains parmi lesquels Paul Gallimard, Maurice Chevalier… et les danseuses des Folies Bergères !

Léo Clarétie, historien du jouet et membre de cette colonie estivale d’artistes, écrira à son hôte : « C’est trop bien. L’avenir est menaçant. Ce petit coin tranquille tentera trop de gens amis du pittoresque, de la nature et de la bonne compagnie où l’esprit est inséparable de la grâce et de la sympathie. Tous vont se ruer, et Machemont périra par son excès de succès. ».

Les jardins du château en 1907Lyrique, Henri Malo écrira après son séjour : Machemont ! Machemont ! Ton site et tes entours, vous êtes certes une des perles du beau jardin de France !

Déjà, Machemont était un refuge face aux affres de la vie parisienne… En convalescence après une intervention chirurgicale à la Villa des Roulottes, la Sociétaire des Variétés Amélie Diéterle effectuera ce constat toujours d’actualité : « A Machemont, il n’est donc nul besoin de médecins ; Les yeux fatigués par l’électricité du théâtre se reposent sur la verdure des frondaisons, les oreilles ne sont pas abasourdies par les trompes des autos, ni les nez offusqués par des odeurs d’essence ou de fumées d’usines »

La Première Guerre Mondiale devait mettre fin à cette apogée.

Le Château de Roberville

Le Château en 1907La vieille église de Machemont, qu’un orage devait faire écrouler en Mai 1854 ne sera pas reconstruite. Le terrain, aujourd’hui dans le parc du château, fera l’objet d’un échange avec un autre terrain proche de la nouvelle église, permettant ainsi à la famille Dreüe d’agrandir sa propriété.

La propriété sera revendue le 19 février 1872 à Madame Anaïs Danguet, anglaise née à Maurice, épouse séparée de biens de Mr Robert Jack, qui fera entreprendre les travaux d’agrandissement. C’est à cette période que la propriété prend le nom de « Château de Robertville » puis « Château de Roberville » Est-ce en hommage à son mari ? Une déformation du nom « Rimberville » qui désigne le chemin vicinal de Machemont à Cambronne ? Nul ne sait.

Successivement, la propriété sera rachetée par la famille d’Angicourt en 1894, par « The French Land Development Company ltd en 1902, puis en 1913 par Charles Baur.

Fête de Machemont en 1905Le château sera miraculeusement épargné par les combats de la Première Guerre Mondiale, alors que le village était sur la ligne même du front notamment lors de l’offensive du Matz déclenchée par le Général Von Hutier du 21 au 27 mars 1918.

Entre 1913 et 1922, et notamment après l’Armistice, les mémoires divergent sur la vocation de la propriété… Certains, pudiques, se rappellent que l’endroit étaient un lieu de villégiature pour les danseuses des cabarets parisiens ; D’autres affirment que la propriété étaient une maison de retraite pour d’anciennes « filles de joie »…

En 1922, la famille Pierson, industriels du Nord, rachètent le château, puis le revendent à Saint Gobain, qui y aménagera 5 appartements pour des cadres que le groupe logera jusque dans les années 70. La propriété sera quasiment laissée à l’abandon jusqu’à ce que Mr Philippe Guégan, ébéniste, restaurateur de châteaux, n’entreprenne le formidable chantier de restauration, rénovation et décoration que vous pouvez admirer aujourd’hui.



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